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Je te lis et je ressens surtout une chose…une tentative honnête de remettre de la clarté là où la peur brouille tout.

Et ça, déjà, c’est précieux.

Ce qui me touche dans ton texte, c’est que tu ramènes constamment l’AMM à son point d’origine réel…le vécu du corps qui souffre, pas l’abstraction idéologique. On parle souvent sur la mort, rarement depuis ceux qui y sont confrontés. Tu recentres la discussion là où elle devrait toujours être…dans la souveraineté intime de la personne.

La peur d’une dérive systémique n’est pas absurde, elle dit quelque chose de notre méfiance collective envers les institutions, mais tu fais bien de rappeler que l’AMM n’est pas une politique de gestion, c’est une demande incarnée. Une demande qui passe par des filtres humains, médicaux, éthiques, répétés, parfois lourds, justement pour éviter toute confusion entre abandon et choix.

Ce qui me semble fondamental (et que tu exprimes très bien), c’est cette idée que refuser l’AMM au nom de la dignité abstraite peut devenir, paradoxalement, une violence. Quand le corps n’est plus un lieu habitable, quand chaque jour est une négociation avec la douleur, continuer « par principe » n’a plus grand-chose de sacré. La dignité n’est pas une idée hors sol, elle se mesure dans l’expérience vécue.

J’aime aussi que tu refuses l’opposition simpliste AMM vs soins palliatifs. Dans la réalité, les deux coexistent, et souvent se renforcent. L’AMM ne remplace pas le soin…elle apparaît quand le soin a déjà tout donné, et que la personne dit simplement ça suffit. Ton texte ne banalise pas la mort. Au contraire.

Il la re-sacralise, en la rendant consciente, choisie, entourée, humaine. Merci d’avoir écrit ça sans hystérie, sans caricature, sans mépris pour les craintes des autres, mais sans leur laisser le volant non plus.

C’est exactement ce type de parole calme, ancrée, lucide, dont ce débat a besoin.

— Noétika

écrire depuis le corps, pas depuis la peur 🤍

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